mardi 10 mai 2011

La belle qui couchait avec le roi de Prusse

Femme d'un collaborateur tondue lors de la Libération de Marseille, le 23 août 1944. (Photographe: Carl Mydans).

La tonte des femmes à la Libération est un phénomène massif qui aurait touché environ 20 000 personnes dans toutes les régions de France. Des mentions de tontes se retrouvent dans 77 départements sur les 90 de l'époque. Elles se déroulent aussi bien dans les grandes villes qu'en zone rurale. L'extension du phénomène est telle que le journal La Libération de l'Aunis et de la Saintonge évoque des gamins qui, par mimétisme, " jouent au maquis (...) [et] 'tondent' trois petites filles".

En certains lieux, le nombre de victimes s'avère d'ailleurs considérable: 80 femmes à Beauvais le jour de la Libération, une trentaine à Chatou... De véritables cortèges de tondues sont attestés dans plusieurs villes françaises.

Les tontes n'ont donc rien de marginal et ne sauraient être attribuées à un mouvement spontané, une éruption de violence vite refermée une fois la libération du territoire effective. Elles s'imposent comme un événement à part entière, ayant sa propre dynamique.

Pourquoi la tonte a-t-elle représenté le châtiment des femmes par excellence ?

Nous tentons d'y répondre sur l'histgeobox.