mardi 21 octobre 2008

Sacco et Vanzetti.

Vanzetti et Sacco.


En 1971, le réalisateur Giuliano Montaldo porte à l'écran la destinée tragique de Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti. Le film est sélectionné au Festival de Cannes où il obtient un prix d'interprétation masculine pour Riccardo Cucciolla.
Les trois chansons qui suivent furent composées pour la bande originale du film. Elle sont toutes dédiées à Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti. Joan Baez interprète ces trois chansons sur une musique d'Ennio Morricone.
Lire la suite de l'article et écouter les trois morceaux chantés par Joan Baez.

jeudi 2 octobre 2008

L'âge d'or de la presse écrite.

La presse :

La presse entre dans la vie quotidienne de millions de gens, d’abord citadins puis ruraux, grâce à l’alphabétisation, mais aussi avec la liberté de la presse (loi du 29 juillet 1881) permise par la mise en place de la démocratie. C'est alors la naissance de l'opinion publique. On a de très gros tirages (Le Petit Parisien tire à1,3M d’exemplaires en 1913). Grâce aux progrès techniques et à la publicité, les journaux sont bons marchés. Les progrès réalisés dans la composition (grâce à la linotype), l'impression (avec des rotatives toujours plus perfectionnées) et le pliage permettent d'augmenter la pagination des journaux. Il deviennent aussi plus attrayants avec l'apparition de nouveaux procédés d'illustration. La photographie supplante ainsi les croquis à partir des années 1880.

Ils mêlent articles politiques, sportifs, faits divers et annonces publicitaires. Progressivement, ils se diversifient et se spécialisent avec l'apparition d'une presse féminine par exemple (Le Petit Echo de la mode), mais aussi sportive (L’Auto). Des illustrés destinés aux enfants voient aussi le jour. La presse à grand tirage lance la vogue des roman-feuilletons qui permet de fidéliser un lectorat curieux de connaître la suite de l'intrigue (Alexandre Dumas, Eugène Sue et ses Mystères de Paris).

La presse contribue aussi à l'émergence de l'opinion publique. La puissance de la presse s'affirme par exemple lors de l'Affaire Dreyfus, à tel point que certains ont pu affirmer que sans la presse, il n'y aurait pas eu d'Affaire. L'article retentissant que Zola fait paraître dans le journal de Clmenceau l'Aurore permet de lancer l'affaire et de redonner espoir aux soutiens de Dreyfus, jusque là très isolés. Dès lors, chaque journal prend position pour ou contre la révision du procès.


* La presse populaire.


Parmi les journaux à très gros tirage, on trouve par exemple le Petit journal ou le Petit Parisien (1,5 M d'exemplaires en 1913). Certaines recettes bien utilisées permettent d'augmenter les ventes: des éditoriaux brefs et percutants, des faits divers sanglants à la une, du sport, des feuilletons ("Pardaillan" de Michel Zévaco dans le Petit Parisien), des concours. Les autres grands journaux d'information comme le Matin (900 000 exemplaires en 1914) n'hésitent pas à organiser des courses automobiles ou des meetings aériens. Le Journal, quant à lui, se spécialise dans les petites annonces qui contribuent à gonfler sa pagination. Le journal entend aussi mettre à la portée des classes moyennes les bons écrivains dans ses pages littéraires (on y lit Jules Renard, Octave Mirbeau, Courteline...).

* La presse d'élite.

La bonne société catholique et conservatrice lit L'Echo de Paris. Barrès, Albert de Mun, Paul Bourget y rédigent fréquemment des articles. L'élite de centre gauche achète plutôt Le Temps, au contenu austère, mais dont la fiabilité des informations assure la réputation.

* La presse militante.

Surtout ce qui fait peut-être la spécificité de la presse de cette époque reste son militantisme. Chaque tendance possède son journal. Ces journaux de combat sont souvent animés par une forte personnalité souvent polémiste. C'est le cas de l'Univers de Louis Veuillot, catholique ultramontain, farouche pourfendeur de l'anticléricalisme ou encore de L'intransigeant d'Henri Rochefort. Edouard Drumont, quant à lui, dirige la très antisémite Libre parole.

Deux journaux se partagent les faveurs des monarchistes: le Gaulois et ses chroniques mondaines, les récits de la vie de château; L'Action française de Charles Maurras défend la monarchie avec une violence de ton inouïe.

La Croix, fondée par les Assomptionnistes défend une religion populaire, emprunte de superstition. Le journal s'autoproclame "journal le plus antisémite de France" et se range évidemment dans le camps antidreyfusard lors de l'Affaire.

A gauche, outre L'Aurore de Clemenceau, on trouve L'Humanité fondée en 1904 par Jean Jaurès. Après la création de la SFIO en 1905, toutes les tendances socialistes s'y côtoient (Allemane, Guesde, Vaillant, Jaurès). De nombreux univrsitaires et intellectuels de renom participent au comité de rédaction. Mais, le plus visé, populaire, achète plus volontiers Le Petit parisien, ce qui explique sans doute ls difficultés financières que rencontre rapidement le journal.

La Fronde, journal entièrement "dirigé, administré, rédigé, composé par des femmes", s'adresse aux féministes.


Chez les anarchistes, une revue anarchiste très dynamique voit le jour en 1904. L'Assiette au beurre confie chaque numéro à un dessinateur. Ce dernier choisit les thèmes traités et ses collaboraturs. De très grands noms participent à la revue, citons pêle-mêle: Steinlen, Vallotto, Van Dongen...

Un dessin tiré de l'assiette au beurre: "entre nous, t'as jamais su exécuter proprement un passage à tabac".

On le voit, les journaux connaissent alors leur âge d'or et leur influence est incontestable sur la formation de l'opinion publique.


La diffusion de la grande presse: les dix premiers quotidiens parisiens en mars 1939 et leurs orientations.

Paris-Soir (1M739 exemplaires): presse d'information. Modérée, photos sensationnelles mises en valeur.

Le Petit Parisien (1M022): presse d'information. Modérée.

Le Journal (411 021): presse d'information. Modérée.

L'Humanité (349 587): journal d'opinion. Communiste.

Ce Soir (262 547): journal d'opinion. Communiste.

L'œuvre (236 045): journal d'opinion. Radical.

Le Matin (312 597): presse d'information. Droite autoritaire.

Le Jour-Echo de Paris (183 844): presse d'information. Modérée.

Le Petit Journal (178 327): presse d'information. Modérée.

Le Populaire (157 837): journal d'opinion. Socialiste.

Source:

- Ralph Schor:"Histoire de la société française au XXème siècle", Paris, Belin, 2004.

- L'excellente synthèse de Michel Winock sur "La Belle Epoque", Perrin, coll° Tempus.

Liens:

- Ce sublime site met à disposition quelques exemplaires de L'Assiette au beurre.

- Sur ce site, vous retrouverez de nombreuses une du Petit journal.

- L'article que Wikipédia consacre au Petit journal.

mercredi 1 octobre 2008

Ska pour Al Capone.


De son vivant déjà, Capone devient une figure de la mafia et rapidement il est élevé au rang de mythe. Son aura dépasse très vite les frontières des Etats-Unis. En Jamaïque, la fascination pour tout ce qui peut remettre en cause l'ordre établi et rendre la vie impossible aux forces de l'ordre soulève la sympathie. Prince Buster interprète ici un ska à la gloire de Capone.

Lire la suite de l'article et écouter ce morceau percutant sur L'Histgeobox.