mardi 16 décembre 2008

La Commune de Paris (mars-mai 1871).

Communards, victimes de la "Semaine sanglante".

Proclamée le 28 mars 1871, la Commune de Paris naît du refus de la capitulation devant les Prussiens et de l'intense agitation révolutionnaire qui règne à Paris depuis la chute du Second Empire.

Lire la suite de l'artticle sur L'Histgeobox.

mardi 9 décembre 2008

Incident diplomatique à Fachoda (1898).

Marchand devenu un véritable héros national comme l'attestent ces images d'Epinal.

Parti du Gabon en 1896, le capitaine Marchand conduit une expédition française. Il envisage de traverser l'Afrique d'ouest en est, du Congo au Nil. En juillet 1898, Marchand atteint Fachoda (maintenant Kodok située, sur la rive droite du Nil Blanc, au Soudan). En septembre 1898, l'armée anglo-égyptienne du général Kitchener rencontre le poste français. Aussitôt, la ville un enjeu important pour les deux armées. L'incident diplomatique peut alors éclater.

Lire la suite de l'article.

dimanche 7 décembre 2008

Quelques liens sur la colonisation.

"Jeunes gens qui hésitez sur le choix d'une situation. Allez aux colonies." Affiche de propagande du ministère de la guerre, visant à recruter des volontaires indigènes.

* Une synthèse dans la revue TDC:"propagande et réalité", article de Pascal Blanchard.

- Quelques dates et personnages clés de l’histoire de la France aux colonies, pour remettre dans son contexte l’apogée colonial.

* Sur le "petit bazar de connaissances" de C. Budde:

- "Les manifestations de la domination coloniale".

- "Le colonialisme".

* Sur la section toulonaise de la LDH un article intéressant sur la mission Marchand et l'épisode de Fachoda.

* un article fouillé sur l'exposition coloniale de 1931 sur le site de la Ligue des Droits de l'Homme de Toulon.


Affiche publicitaire incitant à visiter l'exposition coloniale à Vincennes (1931).

* Un site consacré à Pierre Savorgnan de Brazza.

* Sur le précieux blog du lycée Van Dongen de Lagny sur Marne, de nombreux articles sont consacrés à la décolonisation et ils proposent des liens fiables et utiles:

- "Tintin au Congo, "raciste ou daté"?".


* De nombreux articles consacrés à la colonisation sur les blogs de M. Augris:

- L'exposition coloniale de 1931.

- La culture coloniale dans la France républicaine.

* Un documentaire: "les trois couleurs de l'Empire".


mercredi 3 décembre 2008

L'espace Schengen en chanson.



L'espace Schengen au 24 décembre 2008.


Le chanteur Raphaël, connu du grand public depuis son duo avec Jean-Louis Aubert ("sur la route") a reçu la consécration avec son troisième album : Caravane. Dans cet album, la chanson "Schengen" évoque indirectement le sort des sans-papiers confrontés à la fermeture croissante de l'Europe de l'espace Schengen.


Ecouter la chanson et en apprendre plus sur l'espace Schengen sur l'histgeobox avec Etienne Augris.

mardi 2 décembre 2008

La tonkinoise: une chanson coloniale à succès.

Joséphine Baker, une des interprètes les plus connues de la "tonkinoise". Depuis "La casquette du père Bugeaud", la chanson coloniale a fait son entrée dans la culture populaire, grâce à l'école en particulier. Mais au début du XXème siècle, la chanson coloniale ne célèbre plus la conquête, elle véhicule l'exotisme, l'érotisme, souvent sur un mode comique qui n'hésite pas à verser dans le racisme.

Ecouter la Tonkinoise et lire la suite de cet excellent article d'E. Augris sur l'histgeobox

lundi 1 décembre 2008

La bande son de l'indépendance congolaise.



Joseph Kabasele, connu sous le pseudo de Grand Kalle, fonde en 1953 l'orchestre African Jazz avec lequel il révolutionne la musique congolaise, en électrifiant la rumba congolaise, y introduisant également tumbas et trompettes. Jusqu'en 1963 Grand Kallé et l'African Jazz figurent parmi les artistes les plus populaires d'Afrique.

Son indépendance cha cha. Ce titre devient l'hymne de tous les mouvements anticolonialistes dans toute l'Afrique francophone.

La suite de l'article est à lire sur L'Histgeobox.

dimanche 23 novembre 2008

Retour sur un génocide oublié.

Un groupe de prisonniers hereros enchaînés en 1904.

Avant l’arrivée des Européens, le sud-ouest africain (actuelle Namibie) n'était habitée que par des groupes clairsemés : Hottentots et Khoisans, Bochimans, Namas, Ovambos et Hereros.
Au début des années 1880 une poignée de colons allemands s’y installe. Or, il s'agit d'un des rares territoires non encore revendiqués par les puissances européennes. Bismark saisit l'occasion et place ce territoire sous la protection du Reich, en 1884. Le premier gouverneur civil de la nouvelle colonie, Südwest-Afrika en allemand, se nomme Heinrich Goering, père du sinistre Hermann. Sur place, il s'appuie sur de petits effectifs de colons allemands ( 3700 colons et fonctionnaires).



Néanmoins, les autorités parviennent à utiliser au mieux les rivalités tribales, s'appuyant tantôt sur les Namas, tantôt sur les Hereros. Elles signent aussi des traités avec les élites locales. En janvier 1894, sont découverts d'importants gisements de diamants. Se met alors en place une politique de déplacement et de confiscation systématique des terres dans les territoires habités par les Hereros (dans les régions au centre de la Namibie).

Hereros pendus , en 1904.

Les agriculteurs hereros privés de terre supportent de plus en plus difficilement cette situation.
En janvier 1904, les Hereros se soulèvent. En trois jours, près de deux cents civils allemands sont massacrés. Ce drame fournit aux Allemands un prétexte pour se débarrasser de cette population qu'ils méprisent.

Or, cet Empire allemand convoite cette colonie très riche en minerais, or et diamants notamment. Il entend créer une colonie de peuplement blanche dans ce sud-ouest africain. Pour y parvenir, il convient donc de se débarrasser des Hereros. Or, à cette époque, dans l'Allemagne de Guillaume II, l'idéologie racialiste fait fureur. Le nationalisme allemand se fonde sur la communauté de sang. Dans ces conditions, les troupes allemandes menées par Lothar von Trotha s'engagent dans une guerre d'extermination raciale.


"Combats sanglants dans le sud-ouest africain", gravure parue dans le Petit journal du 21 février 1904.

Lors de la terrible bataille d'Hamakari, près de 6 000 combattants hereros sont exterminés, ainsi que les 20 à 30 000 civils qui les accompagnent. Le 2 octobre, von Trotha promulgue un ordre d'extermination: "(...) Tout Herero découvert dans les limites du territoire allemand, armé comme désarmé, avec ou sans bétail, sera abattu. Je n'accepte aucune femme ou enfant. Ils doivent partir ou mourir. Telle est ma décision pour le peuple herero."

Lothar von Trotha

Le gouverneur civil impérial, Leutwein, critique cette position pour des raisons économiques. "Nous avons besoin des Hereros comme vachers, certes en nombre réduit, et comme agriculteurs. Il serait plus que suffisant de les anéantir politiquement." Finalement, Guillaume II tranche en faveur de von Trotha. Le destin des hereros semble scellé. Ces derniers doivent quitter leurs territoires (hereroland) pour le terrible désert de Kalahari. Les chances d'y survivre y sont déjà minces en tant normal, or les Allemands ont pris soin d'empoisonner les principaux puits de la région. On estime que près de 30 000 Hereros trouvèrent la mort dans le désert.

Début 1905, la rébellion est mâtée et les Hereros éliminés. On ne compte plus qu'une dizaine de milliers d'individus, réfugiés dans les colonies britanniques voisines. Face au tollé provoqué par cette guerre d'extermination, Guillaume II doit lever l'ordre d'extermination. Pour autant, le sort des Hereros reste peu enviable, dans la mesure où les individus qui se rendent aux autorités se voient réduits aux travaux forcés dans des camps de concentration, dans lesquels la mortalité atteint des sommets.

Hendrik Fraser décrit ainsi les conditions d'existence dans le camp de Swakopmund: "Les femmes devaient travailler comme les hommes. Le travail était harassant. (...) Elles mouraient littéralement de faim. Celles qui ne travaillaient pas étaient sauvagement fouettées. J'ai même vu des femmes assommées à l'aide de pioches (...). Les soldats allemands abusèrent de jeunes Hereros pour assouvir leurs besoins sexuels."

En Allemagne les députés socialistes, radicaux et centristes anticolonialistes parviennent à bloquer les budgets coloniaux, imposant le démantèlement des camps. Les Hereros ne réintègrent pourtant pas leurs anciens territoires, puisqu'ils se voient dispersés dans des fermes, contraints de porter au cou un disque de métal où figure leur numéro de matricule.

Hereros rescapés en 1904.

En 1911, les autorités allemandes recensent 15 130 Hereros. Près de 64 000 Hereros ont disparu en sept ans, soit 80% de la population d'origine!
Durant la première guerre mondiale, les troupes de l'Union sud-africaine, membre du Commonwealth britannique, font la conquête de la colonie allemande. (juillet 1915). La Société Des Nations confie d'ailleurs ce territoire en mandat à l'Afrique du sud, qu'elle conservera jusqu'en 1966, malgré les protestations de nombreux pays afro-asiatiques (politique d'apartheid).

La notion de génocide, souvent banalisée, doit être maniée avec la plus grande précaution. Mais, en ce qui concerne ces massacres, il est légitime de parler de génocide dans la mesure où les 4 critères de définition du génocide sont ici réunis:
- la désignation d'un groupe ciblé considéré comme de "trop";
- au nom d'une idéologie (racisme, etnonationalisme, ethnocentrisme);
- une décision d'exterminer qui s'accompagne d'une volonté d'exterminer en totalité (l'ordre de von Trotha, le 2 octobre 1904);
- un crime d'Etat, condition de l'efficacité dans le crime.

Après des décennies de mutisme, l'Allemagne a enfin reconnu ce génocide en 2004. Cent ans après les faits.

Sources:

- J. Kotek:"Afrique, le génocide oublié des Hereros", L'Histoire, n°261, pp.88-92.

- Entretien avec Elikia M'Bokolo: "le travail forcé, c'est de l'esclavage", L'Histoire, n°302, p70.

- Le Petit Mourre, Namibie: p 993.

Liens:

- Un site consacré au massacre des hereros.

- Site du Nouvel Obs "L'Allemagne demande"pardon" au peuple Herero".

- Enseigner les génocides par J. Kotek sur le site de l'académie de Versailles.

- "Génocide herero et camps de concentrations allemands: le nazisme faisait ses classes en Afrique".

vendredi 21 novembre 2008

Les expositions coloniales.


Vue aérienne de l'exposition coloniale organisée à Vincennes en 1931.


A l'origine, c'est au sein des expositions universelles que sont présentés des pavillons consacrés aux colonies. Les expositions coloniales apparaissent en tant que telles à partir des dernières années du XIX° siècle, dans le but de glorifier l'oeuvre coloniale. On peut ainsi citer les expositions d'Amsterdam en 1883, Wembley (1924-25), Vincennes (1931).



Affiche consacrée aux pavillons de l'exposition coloniale de Vincennes (1931).


Ces manifestations entendent véhiculer un message officiel, insistant sur la mission civilisatrice des métropoles. Le public est ainsi conforté dans ses préjugés. Des populations des colonies sont mises en scène dans des saynètes présentées comme authentiques. En fait, les organisateurs insistent sur la "sauvagerie" de ces populations considérées comme arriérées. En 1931, au Bois de Boulogne, en parallèle à l'exposition de Vincennes, des kanaks sont exhibés en tant que "derniers sauvages polygames et cannibales" de l'empire. En revanche, de nombreux aspects de la coloniastion sont passés sous silence. Ainsi, rien n'évoque l'affirmation des mouvements nationalistes.



Troupe de Kanaks exhibée au Bois de Boulogne pendant l'exposition coloniale de 1931.




Certaines expositions rencontrent un succès exceptionnel comme celles de Wembley et Vincennes. A Vincennes, plus de 33 millions de tickets sont vendus. Au même moment la contre exposition, organisée par le parti communiste français, qui entend rétablir la "vérité sur les colonies", reste très confidentielle.



Affiche de l'exposition nationale coloniale de Marseille, en 1922. Il s'agit ici d'une allégorie de l'empire où trois femmes incarnent les prinicpales populations de la "Plus Grande France": indochinoise, africaine, maghrébine. Dans le fond, on distingue le port de Marseille.


Sources:


- L'Histoire n°302, "des zoos humains aux expositions coloniales", pp64-65.


- Hor-série Le Monde 2, Colonies - un débat français,


Pour aller plus loin:


- Le court roman de Didier Daninckx Cannibale (Verdier, 1998) consacré au périple d'une centaine de Kanaks exhibés lors de différentes manifestations exaltant la gloire de l'Empire.


- N. Bancel et P. Blanchard (dir): Zoos humains, La Découverte, 2004. Ce livre revient sur ces manifestations organisées en Europe à la fin du XIX° sicèle, afin de présenter en métropole des "populations exotiques".


Liens:


- Un site consacré à l'exposition coloniale de Vincennes.


- Une page consacrée aux expositions coloniales et universelles sur Zoohumain.com.


- "Tous à l'expo", un article de Blanchard, Lemaire et Bancel sur le site du Monde diplomatique.


- Des mêmes auteurs sur le même site: "Ces zoos humains de la République coloniale".

jeudi 13 novembre 2008

Le colonialisme.


Affiche pour l'exposition coloniale de Marseille en 1906 (dessin E. Gros).


Ce terme apparaît à la fin du XIXème siècle et possède une connotation péjorative. Ce néologisme est utilisé afin de condamner la volonté d'expansion coloniale des puissances européennes.


Au XIXème siècle,rois raisons principales sont alors invoquées pour justifier la colonisation:



Caricature évoquant le "fardeau de l'homme blanc".


* Le "devoir moral": Les Européens sont convaincus de la supériorité de la « civilisation blanche ». Les raisons de cette croyance et de la bonne conscience européenne sont à chercher dans le développement des pseudo-sciences fondées sur la supériorité des « races supérieures ». Celles-ci se doivent de porter « la » civilisation chez les peuples « primitifs », "sauvages". Les Etats prétendent ainsi diffuser les valeurs de liberté et d'égalité. Jules Ferry évoque la "mission civilisatrice" de l'Europe. Pour Rudyard Kipling, ils doivent assumer le "fardeau de l'homme blanc". Les Eglises adhère à cette conception et y voient de nouvelles terres de mission.


* Des raisons stratégiques et politiques :


- On considère alors que le prestige d’un Etat l’oblige à coloniser, puisque les autres pays le font. La France y voit un moyen d’effacer l’humiliation de 1871 et la colonisation devient un devoir patriotique. La possession des colonies est vue comme une condition pour être une puissance internationale.



- Des raisons stratégiques poussent également les puissances européennes à se lancer dans la chasse aux colonies, puisqu'elles peuvent permettre de s'assurer le contrôle de zones stratégiques: détroits, lieux de passage obligés (corne de l’Afrique, mer Rouge, Maroc, etc.).


Dans ces conditions, on ne s'étonnera pas que les ambitions coloniales des Etats européens débouchent souvent sur de graves tensions (affaire de Fachoda, crises marocaines).


* Un intérêt économique:


Pour Jules Ferry, la colonisation est "fille de la révolution industrielle". En effet, la « Grande Dépression » excite la compétition entre les pays industrialisés de l’Europe pour conquérir de nouveaux marchés. L’étroitesse des marchés intérieurs pousse les industriels et les financiers à conquérir à l’extérieur des débouchés pour les marchandises et les capitaux.


Avoir des colonies, c'est aussi pouvoir disposer d'un réservoir important de matières premières, de nouvelles ressources à commercialiser.



Les empires coloniaux en 1914.


Le colonialisme semble triompher au lendemain de la première guerre mondiale qui voit l'engagement des peuples colonisés dans le conflit au côté de leurs métropoles. D'ailleurs l'Allemagne, défaite, se voit retirer ses colonies, car elle est jugé indigne d'en détenir et parce que c'est aussi un excellent moyen de se les accaparer pour la France et le Royaume Uni.

mardi 21 octobre 2008

Sacco et Vanzetti.

Vanzetti et Sacco.


En 1971, le réalisateur Giuliano Montaldo porte à l'écran la destinée tragique de Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti. Le film est sélectionné au Festival de Cannes où il obtient un prix d'interprétation masculine pour Riccardo Cucciolla.
Les trois chansons qui suivent furent composées pour la bande originale du film. Elle sont toutes dédiées à Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti. Joan Baez interprète ces trois chansons sur une musique d'Ennio Morricone.
Lire la suite de l'article et écouter les trois morceaux chantés par Joan Baez.

jeudi 2 octobre 2008

L'âge d'or de la presse écrite.

La presse :

La presse entre dans la vie quotidienne de millions de gens, d’abord citadins puis ruraux, grâce à l’alphabétisation, mais aussi avec la liberté de la presse (loi du 29 juillet 1881) permise par la mise en place de la démocratie. C'est alors la naissance de l'opinion publique. On a de très gros tirages (Le Petit Parisien tire à1,3M d’exemplaires en 1913). Grâce aux progrès techniques et à la publicité, les journaux sont bons marchés. Les progrès réalisés dans la composition (grâce à la linotype), l'impression (avec des rotatives toujours plus perfectionnées) et le pliage permettent d'augmenter la pagination des journaux. Il deviennent aussi plus attrayants avec l'apparition de nouveaux procédés d'illustration. La photographie supplante ainsi les croquis à partir des années 1880.

Ils mêlent articles politiques, sportifs, faits divers et annonces publicitaires. Progressivement, ils se diversifient et se spécialisent avec l'apparition d'une presse féminine par exemple (Le Petit Echo de la mode), mais aussi sportive (L’Auto). Des illustrés destinés aux enfants voient aussi le jour. La presse à grand tirage lance la vogue des roman-feuilletons qui permet de fidéliser un lectorat curieux de connaître la suite de l'intrigue (Alexandre Dumas, Eugène Sue et ses Mystères de Paris).

La presse contribue aussi à l'émergence de l'opinion publique. La puissance de la presse s'affirme par exemple lors de l'Affaire Dreyfus, à tel point que certains ont pu affirmer que sans la presse, il n'y aurait pas eu d'Affaire. L'article retentissant que Zola fait paraître dans le journal de Clmenceau l'Aurore permet de lancer l'affaire et de redonner espoir aux soutiens de Dreyfus, jusque là très isolés. Dès lors, chaque journal prend position pour ou contre la révision du procès.


* La presse populaire.


Parmi les journaux à très gros tirage, on trouve par exemple le Petit journal ou le Petit Parisien (1,5 M d'exemplaires en 1913). Certaines recettes bien utilisées permettent d'augmenter les ventes: des éditoriaux brefs et percutants, des faits divers sanglants à la une, du sport, des feuilletons ("Pardaillan" de Michel Zévaco dans le Petit Parisien), des concours. Les autres grands journaux d'information comme le Matin (900 000 exemplaires en 1914) n'hésitent pas à organiser des courses automobiles ou des meetings aériens. Le Journal, quant à lui, se spécialise dans les petites annonces qui contribuent à gonfler sa pagination. Le journal entend aussi mettre à la portée des classes moyennes les bons écrivains dans ses pages littéraires (on y lit Jules Renard, Octave Mirbeau, Courteline...).

* La presse d'élite.

La bonne société catholique et conservatrice lit L'Echo de Paris. Barrès, Albert de Mun, Paul Bourget y rédigent fréquemment des articles. L'élite de centre gauche achète plutôt Le Temps, au contenu austère, mais dont la fiabilité des informations assure la réputation.

* La presse militante.

Surtout ce qui fait peut-être la spécificité de la presse de cette époque reste son militantisme. Chaque tendance possède son journal. Ces journaux de combat sont souvent animés par une forte personnalité souvent polémiste. C'est le cas de l'Univers de Louis Veuillot, catholique ultramontain, farouche pourfendeur de l'anticléricalisme ou encore de L'intransigeant d'Henri Rochefort. Edouard Drumont, quant à lui, dirige la très antisémite Libre parole.

Deux journaux se partagent les faveurs des monarchistes: le Gaulois et ses chroniques mondaines, les récits de la vie de château; L'Action française de Charles Maurras défend la monarchie avec une violence de ton inouïe.

La Croix, fondée par les Assomptionnistes défend une religion populaire, emprunte de superstition. Le journal s'autoproclame "journal le plus antisémite de France" et se range évidemment dans le camps antidreyfusard lors de l'Affaire.

A gauche, outre L'Aurore de Clemenceau, on trouve L'Humanité fondée en 1904 par Jean Jaurès. Après la création de la SFIO en 1905, toutes les tendances socialistes s'y côtoient (Allemane, Guesde, Vaillant, Jaurès). De nombreux univrsitaires et intellectuels de renom participent au comité de rédaction. Mais, le plus visé, populaire, achète plus volontiers Le Petit parisien, ce qui explique sans doute ls difficultés financières que rencontre rapidement le journal.

La Fronde, journal entièrement "dirigé, administré, rédigé, composé par des femmes", s'adresse aux féministes.


Chez les anarchistes, une revue anarchiste très dynamique voit le jour en 1904. L'Assiette au beurre confie chaque numéro à un dessinateur. Ce dernier choisit les thèmes traités et ses collaboraturs. De très grands noms participent à la revue, citons pêle-mêle: Steinlen, Vallotto, Van Dongen...

Un dessin tiré de l'assiette au beurre: "entre nous, t'as jamais su exécuter proprement un passage à tabac".

On le voit, les journaux connaissent alors leur âge d'or et leur influence est incontestable sur la formation de l'opinion publique.


La diffusion de la grande presse: les dix premiers quotidiens parisiens en mars 1939 et leurs orientations.

Paris-Soir (1M739 exemplaires): presse d'information. Modérée, photos sensationnelles mises en valeur.

Le Petit Parisien (1M022): presse d'information. Modérée.

Le Journal (411 021): presse d'information. Modérée.

L'Humanité (349 587): journal d'opinion. Communiste.

Ce Soir (262 547): journal d'opinion. Communiste.

L'œuvre (236 045): journal d'opinion. Radical.

Le Matin (312 597): presse d'information. Droite autoritaire.

Le Jour-Echo de Paris (183 844): presse d'information. Modérée.

Le Petit Journal (178 327): presse d'information. Modérée.

Le Populaire (157 837): journal d'opinion. Socialiste.

Source:

- Ralph Schor:"Histoire de la société française au XXème siècle", Paris, Belin, 2004.

- L'excellente synthèse de Michel Winock sur "La Belle Epoque", Perrin, coll° Tempus.

Liens:

- Ce sublime site met à disposition quelques exemplaires de L'Assiette au beurre.

- Sur ce site, vous retrouverez de nombreuses une du Petit journal.

- L'article que Wikipédia consacre au Petit journal.

mercredi 1 octobre 2008

Ska pour Al Capone.


De son vivant déjà, Capone devient une figure de la mafia et rapidement il est élevé au rang de mythe. Son aura dépasse très vite les frontières des Etats-Unis. En Jamaïque, la fascination pour tout ce qui peut remettre en cause l'ordre établi et rendre la vie impossible aux forces de l'ordre soulève la sympathie. Prince Buster interprète ici un ska à la gloire de Capone.

Lire la suite de l'article et écouter ce morceau percutant sur L'Histgeobox.

mardi 30 septembre 2008

Quoi ma gueule? Qu'est-ce qu'elle a ma gueule?



Une série de célèbres portraits de "Présumés coupables", enregistrés selon le principe de l'anthropométrie judiciaire, mise au point en France en 1881 par Alphonse Bertillon, est présentée en deux expositions et réunie dans un album.

Lire la suite de l'article .

dimanche 28 septembre 2008

Les principaux courants picturaux de l'Age industriel.

Vous retrouverez ci-dessous le diaporama projeté en classe.


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Fantomas.




En 1911, Pierre Souvestre et Marcel Allain publient une première aventure de Fantômas, «maître du crime et de l'effroi». 32 épisodes suivront, mettant en scène le criminel traqué inlassablement, mais sans succès, par l'inspecteur Juve et le journaliste Fandor.

Ces histoires rencontrent un immense succès jusqu'à la Première Guerre mondiale. Elles sont d'ailleurs adaptées au cinéma par Louis Feuillade, ce qui leur vaut une reconnaissance mondiale. Fantômas est devenu un véritable mythe. Surtout, la série en dit beaucoup sur la société de l'époque.

Arte propose ce soir (dimanche 28 septembre), un documentaire à ce curieux personnage.ARTE DIMANCHE 28 SEPTEMBRE 2008 DE 22H25 À 23H25 (60')

jeudi 18 septembre 2008

Diaporama: Penser la société industrielle.

Pyramide du système capitaliste, 1911. Caricature publiée par le journal de l'association des Travailleurs industriels du monde (Industrial workers of the world), une organisation syndicaliste révolutionnaire fondée en 1905 à Chicago.

De haut en bas: Capitalisme / Nous vous gouvernons ("we rule you") / Nous vous dupons ("we fool you") / Nous tirons sur vous ("we shoot at you") / Nous mangeons pour vous ("We eat for you") / Nous travaillons pour vous et alimentons tout le monde ("We work for all we feed all").


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Partez à la découverte de la mafia avec L'Histgeobox.

Je ne vous présente pas Akhenaton (c'est ici M. Augris qui parle), membre du groupe de rap IAM, qui mène en parallèle une carrière solo plutôt réussie comme en témoigne l'album Métèque et Mat sorti en 1996 dont est issue ce titre. Akhenaton nous raconte la vie d'un membre de la Mafia. En le suivant, nous découvrons l'histoire de cette organisation.

Lire la suite de l'article et écouter le morceau sur L'histgeobox.

mardi 16 septembre 2008

Les Temps modernes de Chaplin.




Charles Chaplin réalise les "Temps modernes", en 1936. Son personnage de Charlot bénéficie déjà d'une extraordinaire popularité. Il invente son personnage de vagabond au grand cœur deux décennies plus tôt, à la veille de la grande guerre. Charlot incarne la souffrance de tous les déshérités. Les "temps modernes marque la dernière apparition de Charlot à l'écran , dans un contexte nouveau pour lui, celui de la Grande Dépression. Le chômage de masse coïncide alors avec mécanisation industrielle.

Lire la suite de l'article

Diaporama sur la société indusrielle.

Gustave Caillebotte: "Un balcon, boulevard Haussmann" (1880).


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Ci-dessous, le diaporama en deux parties (pour des raisons de poids des fichiers) sur la société industrielle.

Première partie: une population plus nombreuse et plus mobile / les transformations des villes / les dominants (aristo' et bourgeois).

Deuxième partie: les dominés (ouvriers, paysans et classes moyennes).

A suivre les idéologies de l'Age industriel.

dimanche 14 septembre 2008

Il y avait une ville.


Hiroshima, trois jour après la bombe.


L'utilisation de l'arme atomique en 1945 provoque un traumatisme moral reste immense. La foi en la science et en le progrès est mise à mal par l'utilisation de cette bombe. De nombreux artistes se sont intéressés à ces bombardements, à l'instar de Claude Nougaro qui décrit, dans sa chanson "Il y avait une ville", une ville dévastée par une explosion nucléaire. Il fait bien sûr référence ici à Hiroshima et Nagasaki.


Lire la suite de l'article et écouter le morceau sur L'Histgeobox.

Le journal de guerre de Léon Werth.


Léon Werth reste un écrivain injustement méconnu.Son œuvre s'avère pourtant particulièrement riche et variée. Ici, nous nous intéresserons en particulier au journal qu'il rédigea de 1940-1944.

Le livre du mois est à découvrir sur Lire-Ecouter-Voir.

jeudi 11 septembre 2008

10 octobre 1913: l'inauguration du canal de Panama.


Le tracé du canal sur une carte ancienne.

L'industrialisation
a des retombées importantes sur d'autres secteurs d'activités comme l'agriculture et les transports. Ainsi les échanges maritimes interocéaniques sont stimulés par les steamers, puis par le percement des canaux transocéaniques comme celui de Suez (en 1869) ou celui du Panama. L'ouverture de ce dernier un gain de temps énorme pour les navires marchands qui n'ont plus à contourner l'Amérique du sud, ni à affronter les eaux périlleuses du Cap Horn.

La construction du canal commence en 1880. Les Français, menés par Ferdinand de Lesseps se lancent les premiers dans l'aventure. Or, en 1893, les travaux cessent car le chantier du canal est devenu un terrible mouroir. Ainsi, 22 000 ouvriers décèdent entre 1881 et 1889, des suites de la fièvre jaune. Les Etats-Unis rachètent alors les chantiers à la France et relancent les travaux en 1904. La situation sanitaire des chantiers reste préoccupante puisque 5600 ouvriers meurent encore entre 1904 et 1914. Le canal est officiellement inauguré le 10 octobre 1913, mais il n'est officiellement ouvert que le 15 août 1914.
Le transit du cargo Ancon, le 15 août 1914.

En échange de 10 millions de dollars, le Panama concède aux Etats-unis l'usage à perpétuité du canal, avec une zone de 8 km sur chaque rive, ainsi que "la totale souveraineté sur l'ensemble". Si le Panama obtient la rétrocession du canal en 1999, il est toujours considéré comme une voie d'eau intérieure par les Etats-Unis. D'ailleurs, les navires battant pavillon américain disposent d'une priorité de passage. Aujourd'hui, environ 30 bateaux traversent le canal chaque jour.

Liens:
-
"15 août 1914 ... Inauguration du canal de Panama", un article approfondi.
- "Le destin du Panama passe par son canal". L'économie pays dépend en effet fortement des recettes engendrées par les droits de passage.

mercredi 10 septembre 2008

Emission de radio : “L’histoire et moi” consacrée à la Grande Guerre

photo : Le carnet de Pierre Rouquet

L’émission de France Inter "L'histoire et moi" du 30 août dernier recevait André Loez (historien spécialiste de la grande guerre et animateur du Crid 14-18, site de référence sur la grande guerre, mais aussi professeur au lycée Georges Braque). Le principe de l’émission “L’histoire et moi” de Sandrine Mercier et Laurence Giordano est de confronter l’histoire vécue au regard des historiens: ici, la discussion porte sur le soldat Pierre Rouquet, combattant de Verdun et du Chemin des Dames, qu’évoquent son petit-fils et son arrière-petite-fille à partir de documents sonores qui sont commentés et discutés ensemble.

Écouter l’enregistrement mp3 (clic droit pour télécharger).

Le site de l'émission.

Le site du CRID 14-18.

A paraître: André Loez, Rémy Cazals
"La vie dans les tranchées de la guerre 1914-1918", Cairn Editions.

Le 6 août 1945: Hiroshima réduite en cendres.


En Asie, le Japon s' empare de la Mandchourie dès 1931, puis d’une partie de la Chine. Il aspire désormais au contrôle du Pacifique, ce qui les pousse à attaquer par surprise la flotte américaine à Pearl Harbor (7 décembre 1941). Les Etats-Unis entrent alors dans le conflit. Dans un premier temps, le Japon vole de victoire en victoire et réalise la conquête de la plupart des îles du Pacifique. La surprise de l'attaque désarçonne les Etats-Unis, incapables de riposter et il faudra attendre encore longtemps avant que l'effort de guerre de l'industrie américaine ne porte vraiment ses fruits sur le terrain militaire.


En tout cas, au début de l'année 1945, les Etats-Unis ont repris le contrôle de la majeure partie du Pacifique. Les Américains adoptent la stratégie des « sauts de mouton », qui consiste à se rapprocher du Japon en progressant d’île en île. En juin 1945, ils ont fait la conquête de la plupart des îles du Pacifique jusqu’à Okinawa. Ils menacent directement l’archipel japonais, qui subit d’intenses bombardements. mais la guerre s'éternise, les pertes humaines se comptent par milliers. La flotte américaine subit de nombreuses provoquées par les kamikazes fanatisés. Les Américains redoutent par dessus tout le débarquement sur les principales îles de l'archipel nippon et redoutent des pertes très lourdes face à une population hostile et fanatisée.



L'équipage du bombardier Enola Gay, chargé de larguer la bombe sur Hiroshima.


Pour mettre fin à la guerre le plus vite possible, le président américain Truman décide d’utiliser deux bombes nucléaires. Dans le cadre du projet Manhattan, les Etats-Unis mettent au point, dans le plus grand secret, une bombe à l'uranium et deux autres au plutonium. Les premiers essais s'avèrent très concluants. Après l'envoi d'un dernier ultimatum aux Japonais, le président Truman (qui ignorait encore tout du projet Manhattan quelques semaines plus tôt!!) décide d'utiliser la bombe atomique. La première est lancée sur Hiroshima, le 6 août 1945, à 8h 15. Une gigantesque bulle de gaz de plus de 300 mètres de diamètre se forme aussitôt après l'impact. Hiroshima est détruite à 60%. Les incendies embrasent la ville (au coeur de l'explosion, la température au sol atteint 4000 °C) . on compte 80 000 morts, 70 000 blessés sur les 330 000 habitants que compte la ville.



Victime des bombardements.


Le 9oût, une nouvelle bombe touche Nagasaki. 75 000 personnes périssent sur le coup (pour une population totale de 240 000 habitants). Dans les deux villes, le nombre de victimes grimpe rapidement dans les semaines qui suivent les bombardements. Les bombes continueront même à tuer pendant des décennies à cause des malformations et maladies liées à la radioactivité.



La capitulation japonaise.


Abasourdies par la violence d'une attaque qu'elles n'avaient pas vu venir, les autorités japonaises capitulent sans condition le 2 septembre 1945. Yoshijiro Umezu, commandant en chef des armées japonaises signe cette capitulation à bord du Missouri, un navire américain.


* Fallait-il utiliser la bombe?


Les arguments pour l'utilisation de la bombe:


- la volonté de résistance acharnée des Japonais risquait de prolonger ce conflit et d'alourdir considérablement le bilan humain.


- Du côté américain, on souhaite avant tout limiter le nombre de GI's tués. La découverte des crimes de guerre japonais (camps de concentration, massacres et viols collectifs) n'incite pas non plus à la clémence. Il convenait aussi de laver l'affront de Pearl Harbor. Par la même occasion, le recours à cette arme est aussi une démonstration de force pour les Etats-Unis.



Les victimes des radiations marquées dans leurs chairs.


Les arguments contre:


- Beaucoup d'observateurs regrettent que les Américains n'est pas utiliser leur nouvelle arme sur une cible inhabitée (une île déserte par exemple), même si il n'est pas évident que cela aurait suffit à convaincre les autorités nippones de capituler.


- Scientifiques et philosophes, entre autres, estimèrent qu'une démocratie ne pouvait utiliser de telles armes. Le débat porte aussi sur le fait de savoir si ces bombardements ne sont pas des crimes de guerre.


- D'autres considèrent que le Japon était alors aux abois et qu'il ne pouvait se permettre de prolonger cette guerre. Dans ces conditions, l'utilisation de la bombe ne s'imposait pas.


* Le traumatisme moral reste immense en tout cas. La foi en la science et en le progrès est mise à mal par l'utilisation de cette bombe. De nombreux artistes se sont intéressés à ces bombardements:


- Masuji Ibuse avec son roman "Pluie noire" (1966).


- "Hiroshima mon amour" (1960) de Marguerite Duras revient sur les effets de la bombe et les victimes. Alain Resnais adaptera d'ailleurs le scénario au cinéma.



Little boy, la bombe A qui fut larguée sur Hiroshima.


Liens:


- Un très bon (et beau) site sur ces bombardements.


- "Hiroshima: le big bang".


- Pour en savoir plus sur le contexte et les derniers jours de cette guerre: le tombeau des lucioles, un film d'animation des studio Ghibli's.


mardi 9 septembre 2008

La ballade d'Ira Hayes.

La fameuse photo (controversée) de Joe Rosenthal qui montre un groupe de soldats américains dressant la bannière étoilée lors de la bataille d'Iwo Jima. Ira Hayes se trouve en dernière position sur le cliché.


Ira Hayes est un Indien Pima d’Arizona, engagé dans les marines en 1942. Au court des derniers mois d'affrontement de la guerre du Pacifique, il fut largué en 1945 sur l’île d’Iwo Jima et parvint avec 5 autres marines à planter le drapeau américain sur le mont Suribachi.

Lire la suite de l'article et écouter le morceau sur L'Histgeobox.




mercredi 3 septembre 2008

Diaporama sur les transformations économiques de l'âge industriel.

Voici le diaporama utilisé en cours sur le premier chapitre d'histoire:"les transformations économiques de l'âge industriel".


Uploaded on authorSTREAM by bricabraque

Pour le téléchargez, cliquez ici.

mardi 2 septembre 2008

Liens et documents utiles: l'Age industriel.

"Je vous présente un petit gaillard qui nous donnera bien de la satisfaction ! Hier, il s'est
mis à pleurer en me voyant faire la paye aux ouvriers !"

Caricature : "Le bourgeois" publiée dans L'Assiette au beurre (1906).

- Des documents divers, mais intéressants sur ce chapitre.

- "Le Creusot ou Schneiderville?" sur un des nombreux blogs d'E. Augris.

- Le nord de la France: du passé industriel aux réalisations d'aujourd'hui (site de l'académie de Limoges).

- Une chronologie sur les deux grandes industrialisations.

* Sur le blog première de M. Augris:

- Paris d'est en ouest, de gauche à droite et d'hier à aujourd'hui.

- Paris 1900 : haussmanisation, embellissement et transformations.

- Abus de position dominante et "révolution commerciale" à la fin du XIXème siècle.

- 1855 : Bessemer met au point son convertisseur de fonte en acier.

- 1854 : Naissance de l'ascenceur moderne.

Les principales innovations de l'âge industriel.


Voici une frise chronologique sur les principales innovations de l'Age industriel.

Cliquez sur les rectangles afin de lire les légendes. Pour des raisons pratiques, la date du calendrier retenue pour ces inventions est fixée ici, par défaut, au 1er janvier.

mercredi 27 août 2008

Des livres, des chansons, des films, des BD sur la seconde guerre mondiale.


La seconde guerre mondiale en musique :



Des films (par Etienne Augris):

George Clooney dans La Ligne rouge

Des BD sur le conflit (par Etienne Augris) :
Des livres pour comprendre :
Pourquoi l'Allemagne ? Une réflexion de Philippe Burrin sur l'antisémitisme nazi