jeudi 25 août 2011

vendredi 8 juillet 2011

Nénufar: "Marche officielle de l'Exposition coloniale" (1931).

Affiche de l'exposition coloniale de 1931.

L'intense propagande coloniale de l'entre-deux-guerres développe une imagerie teintée d'exotisme et de racisme dans la publicité, au cinéma, dans la chanson. Celle-ci, fleuron de la culture de masse naissante, joue assurément un grand rôle dans l'implantation et la transmission de l'idéologie coloniale. Reflet de l'opinion, la chanson véhicule les stéréotypes de l'époque et apparaît donc comme un reflet des mentalités.

Des dizaines de morceaux ont pour thème central les colonies et les colonisés. Après avoir célébré la conquête, les chansons coloniales célèbrent plus volontiers au début du XXème siècle l'exotisme, l'érotisme, souvent sur un mode comique qui n'hésite pas à verser dans le racisme.

Aussi, à l'occasion du rassemblement de Vincennes, Alibert interprète un titre pompeusement sous-titré « Marche officielle de l’Exposition Coloniale » et intitulé Nénufar. Ce nom ridicule est celui d'un Africain caricaturé, "joyeux lascar" et forcément "rigolard" qui se promène "nu comme un ver". La chanson décrit un personnage stupide ("C'est aux pieds qu'il mettait ses gants") venu découvrir la capitale.

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vendredi 10 juin 2011

Chantons sous l'occupation.

Quelques artistes français dont Loulou Gasté ,Raymond Souplex , le chef d'orchestre d'Edith Piaf (?), Lys Gauty , ?, Edith Piaf ,Viviane Romance , Albert Prejean posent devant la Porte de Brandebourg à Berlin en août 1943 , à l'occasion d'un voyage censé promouvoir la chanson française. (pour en savoir plus)

Sur l'histgeobox, nous nous intéressons à la chanson de variétés et ses interprètes en France pendant la seconde guerre mondiale. Une question cruciale se pose alors. Doit-on garder le silence ou au contraire continuer à chanter, composer?

A lire sur l'histgeobox.

mardi 10 mai 2011

La belle qui couchait avec le roi de Prusse

Femme d'un collaborateur tondue lors de la Libération de Marseille, le 23 août 1944. (Photographe: Carl Mydans).

La tonte des femmes à la Libération est un phénomène massif qui aurait touché environ 20 000 personnes dans toutes les régions de France. Des mentions de tontes se retrouvent dans 77 départements sur les 90 de l'époque. Elles se déroulent aussi bien dans les grandes villes qu'en zone rurale. L'extension du phénomène est telle que le journal La Libération de l'Aunis et de la Saintonge évoque des gamins qui, par mimétisme, " jouent au maquis (...) [et] 'tondent' trois petites filles".

En certains lieux, le nombre de victimes s'avère d'ailleurs considérable: 80 femmes à Beauvais le jour de la Libération, une trentaine à Chatou... De véritables cortèges de tondues sont attestés dans plusieurs villes françaises.

Les tontes n'ont donc rien de marginal et ne sauraient être attribuées à un mouvement spontané, une éruption de violence vite refermée une fois la libération du territoire effective. Elles s'imposent comme un événement à part entière, ayant sa propre dynamique.

Pourquoi la tonte a-t-elle représenté le châtiment des femmes par excellence ?

Nous tentons d'y répondre sur l'histgeobox.


lundi 11 avril 2011

La nuit où le vieux Dixie est tombé.

Cadavres à l'issue de la bataille d'Antietam (17 septembre 1862: le jour le plus sanglant de l'histoire américaine). Les sudistes y perdent le quart de leurs forces.


Sur l'histgeobox, nous vous proposons une plongée dans la guerre de sécession grâce à une sublime chanson (The night they drove Old Dixie down de The Band).


A lire ici.

mardi 8 février 2011

John Brown ou la guerre à l'esclavage.

Portrait de John Brown.

La guerre de Sécession éclata il y a exactement 150 ans. Une bonne occasion de nous intéresser à ce conflit. Le morceau John Brown's body reste l'une des chansons contestataires les plus célèbres, toujours chantée dans les manifestations contre la peine de mort aux Etats-Unis. Elle nous permet de revenir sur l'épopée de cet abolitionniste acharné qui tenta d'éradiquer l'esclavage par la force. Les prémices de la guerre sont en germe dès les années 1850 et son expédition s'inscrit dans un contexte de tension croissante entre les deux sections du pays.

L'article est à lire sur l'histgeobox.


mercredi 13 octobre 2010

Scottsboro boys

Le retentissant procès de Scottsboro s'inscrit dans le contexte de la Grande dépression. En 1931, la situation économique et sociale des Etats-Unis reste très préoccupante: des millions de chômeurs, faim... Tous les Américains subissent les conséquences de la crise, mais les Noirs sont les premiers à être licenciés, chassés de leurs logements et contraints d'errer sur les routes en quête d'une source de revenu ou d'une maigre pitance. En 1934, 17% des Blancs et 38% des Noirs sont incapables de subvenir à leurs besoins.


Caricature sur le procès de Scottsboro (source: Library of Congress).


"Les États Désunis" de Vladimir Pozner, extraordinaire chronique sur l'Amérique de la Grande Dépression écrite en 1936-37, offre de nombreux témoignages d'un racisme encore exacerbé par la misère ambiante. Extrait: "Le Noir souffre en tant que travailleur (...). Il souffre en tant que chômeur. Il souffre aussi en tant que Noir. Il paie davantage pour tout ce qu'il achète, il reçoit moins pour tout ce qu'il offre. Il est le premier à être licencié, le dernier à être embauché. Il n'est pas admis dans la plupart des hôtels et restaurants hors de Harlem. Pour un juge, un accusé noir est coupable d'avance. Mais les jurés noirs sont extrêmement rares. Même dans les prisons de New York, les Noirs sont enfermés à part. Il n'y a qu'au cimetière qu'ils sont enterrés avec les Blancs, les Blancs pauvres, bien entendu."


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